La Chine, partenaire fidèle pour l'Émergence durable de Madagascar
2021/02/25

----GUO Xiaomei, Ambassadeur de Chine à Madagascar

L’environnement ou le développement ? Parfois un dilemme pour de nombreux pays en développement. En créant une énorme richesse matérielle pour l’humanité, les révolutions industrielles nous posent des défis sans précédent tels que le changement climatique, la pollution environnementale, la crise de l'énergie, menaçant l’avenir de l’humanité. En tant que le plus grand pays en développement dans le monde, la Chine en connaît les difficultés et a tracé un chemin du développement durable qui favorise en même temps le progrès de l’économie, le bien-être de la population et l’équilibre des écosystèmes. J'aimerais partager ici avec les amis malagasy le parcours chinois de la protection de l’environnement.

Déterminée à poursuivre un développement vert, la Chine s’est lancée, dans les années 1950, avant le plein essor des mouvements de protection écologique au niveau international, au reboisement et à la réhabilitation de ses écosystèmes dégradés par les guerres précédentes. Aujourd’hui et plus de 70 ans après, l’édification de la civilisation écologique est inscrite dans la Constitution chinoise, la nouvelle vision d’un développement vert, innovant, coordonné, ouvert et partagé fait largement consensus, et la sensibilisation du public à la protection de l’environnement a remporté de grands succès. Les Chinois estiment qu’il n’y a pas de substitut à l’environnement, les ressources naturelles sont des richesses dont on ne se rend pas compte quand on en profite, mais qui ne renaissent pas quand on les perd, et que nous devons protéger l’environnement comme protéger nos propres yeux. L’homme et la nature sont étroitement interdépendants. Les montagnes verdoyantes font la beauté, et le ciel bleu le bonheur. La nature vaut son pesant d’or.

Les actions sont plus importantes que les paroles. La Chine s’engage fermement au développement vert et sobre en carbone. Le bouquet énergétique de la Chine se caractérise par le charbon abondant, le pétrole rare et le gaz limité, cela rend la voie de développement à bas carbone plus difficile pour la Chine. Néanmois, en bravant toutes les difficultés, la Chine ne cesse d’approfondir la transition vers les énergies propres: les émissions de CO2 par unité de PIB en Chine ont diminué de 48,1 % entre 2005-2019 et de plus de 65% encore entre 2005-2030. Avec la mise en place du plus grand système d’énergie propre dans le monde, la part de la consommation de l'énergie propre de Chine a augmenté de façon considérable, en occupant aujourd’hui le premier rang mondial en terme d’investissement dans les énergies renouvelables, de capacité installée de l'électricité éolienne et photovoltaïque. La Chine est devenue aussi à la fois le plus grand fabricant et acheteur de véhicules électriques au monde depuis cinq ans consécutifs et dispose actuellement de plus de la moitié de la flotte des véhicules électriques du monde. En plus de 70 ans, le taux de couverture forestière du pays s’est presque triplé, allant de 8,6% dans les années 1950, jusqu’à 23,04% aujourd’hui. Elle compte 11 800 aires naturelles protégées en 2019, couvrant 18 % de la superficie de territoire du pays, dont 57 zones humides sont inscrites ‘sites Ramsar’. Partout en Chine, les montagnes redeviennent verdoyantes, les arbres font rempart contre le désert, la faune et la flore sauvages sont protégées, et l’homme et la nature vivent en harmonie. Le tourisme écologique est devenu un pilier économique qui aide les habitants dans de nombreuses régions à sortir de la pauvreté, et la richesse inestimable du paysage se transforment ainsi en biens économiques. En voici une voie favorisant en même temps le développement économique, le bien-être du peuple et la protection de l’environnement.

La Chine a pris une part active à la coopération de la gouvernance environnementale mondiale. Comme il n’y a qu’une seule Terre, un seul foyer commun, les pays sont interdépendants et partagent le même destin. Nous devons travailler main dans la main pour répondre aux défis climatiques et environnementaux, afin de bâtir un monde de paix durable, de sécurité universelle, de prospérité commune, un monde ouvert, inclusif, propre et beau. La Chine a adhéré à de nombreuses conventions internationales dans le domaine de l’environnement, telles que la Convention sur la diversité biologique, l’Accord de Paris, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction et la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, et elle perfectionne sans cesse la législation environnementale au niveau national pour sévir contre les délits et les crimes du commerce illicite des espèces de faune et de flore sauvages. Face au retrait arbitraire d’organisations et accords internationaux de certain pays, ce qui a provoqué le manque du leadership et la fragmentation de la gouvernance environnementale mondiale, la Chine honore scrupuleusement ses engagements au titre des conventions sur les questions environnementales. En plus, le Président chinois Xi Jinping a annoncé l’année dernière que la Chine adoptera des politiques et des mesures plus fortes pour atteindre le pic des émissions de CO2 avant 2030 et réaliser la neutralité carbone avant 2060. Une preuve de sens de responsabilité de ce grand pays, et une nouvelle contribution au redressement de la confiance dans la gouvernance environnementale mondiale. À travers divers projets comme « la Ceinture et la Route » et le Fonds chinois de coopération Sud-Sud contre le changement climatique, la Chine renforce la coopération avec les pays en développement en matière d'environnement, de biodiversité et de changement climatique afin de construire ensemble « une Route de la Soie verte » et d’apporter à la gouvernance environnementale mondiale davantage de sagesse et de propositions chinoises.

La Chine est partenaire fidèle pour l’Émergence durable de Madagascar. Figurant comme un élément important dans l’Initiative pour l’Émergence de Madagascar (IEM), la protection de l’environnement est un secteur très prometteur pour la coopération sino-malagasy. Sous la vision de « la Route de la Soie verte », les entreprises chinoises contribuent activement à promouvoir un mode de production et de consommation écologique à Madagascar : les infrastructures construites par les entreprises chinoises sont à la fois rapides, de bonne qualité, et respectueuses de l’environnement. Par exemple, les entreprises chinois arrosent de l'eau à réduire la poussière pour protéger le sol cultivable en surface pendant la construction, reboisent les carrières pour restaurer l’écosystème, plantent des arbres le long de la route pour éviter l'érosion des sols, et protègent soigneusement les habitats des animaux sauvages comme la tortue radiée aux environs de la zone de construction pour sauvegarder la biodiversité endémique de Madagascar. Triplé le rendement de riz par hectare, le riz hybride chinois aide les foyers malagasy à économiser les terres cultivables et à réduire ainsi la déforestation. La technique chinoise du ‘juncao’, qui utilise une sorte de plante herbacée au lieu d’un arbre pour faire pousser des champignons, fournit une nouvelle source de la protéine pour le secteur d’élevage et à favoriser la protection des forêts à Madagascar. Nous encourageons et encouragerons encore plus d’entreprises chinoises à participer à l’Émergence durable de Madagascar.

La Chine accueillera en mai prochain la quinzième réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique à Kunming, la belle ‘ville du printemps’ en Chine. La Chine et Madagascar, tous les deux États signataires de ladite Convention, coopéreront plus étroitement en matière de la protection de l’environnement. La Chine est prête à œuvrer avec Madagascar et les autres pays du monde pour répondre aux défis climatiques et environnementaux afin de préserver cette Planète bleue. Nous sommes convaincus que si tous les pays tiennent à l'environnement écologique de la même manière que nous tenons à notre vie, et font tout notre possible pour préconiser le mode de développement vert, faible en carbone, circulaire et durable, nous pouvons réaliser un développement durable et la cohabitation harmonieuse entre l’homme et la nature.

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