D'où vient le virus SARS-CoV-2?
2020/05/25

Le virus responsable du COVID-19, auparavant désigné par « nouveau coronavirus 2019 » est doté d’un nom officiel « coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère», plus couramment appelé «SARS-CoV-2», annoncé par l’OMS le 11 février 2020. Toutes les preuves disponibles montrent que le SARS-CoV-2 a une origine naturelle, non artificielle. C’est le consensus de la communauté scientifique dans le monde.

Le traçage de l'origine du virus SARS-CoV-2 est une question scientifique sérieuse qui doit être résolue sur la base de la science et étudiée par les scientifiques et experts médicaux. Sur cette question, nous devons écouter les avis des experts scientifiques et professionnels. En voici quelques uns:

1. Le 18 février, la revue médicale de renommée internationale The Lancet a publié une déclaration conjointe signée par 27 des meilleurs scientifiques mondiaux de la santé publique. La déclaration indique que les analyses du séquençage génétique du nouveau coronavirus effectuées par des scientifiques de différents pays ont prouvé de manière convaincante que le nouveau coronavirus, comme d’autres nouveaux agents pathogènes, provient d’animaux sauvages.

2. Le 17 mars, cinq chercheurs éminents des États-Unis, du Royaume-Uni et de l'Australie ont souligné sur Nature Medicine que les preuves montrent que le SRAS-CoV-2 n'est pas une construction de laboratoire ou un virus délibérément manipulé.

3. Dans son article de blog publié le 26 mars, Francis Collins, directeur des National Institutes of Health (NIH) des États-Unis, a souligné que ce nouveau coronavirus est apparu naturellement. Les chercheurs ont découvert que le virus n'aurait pas pu être créé par l'homme car il ne possède pas l'épine dorsale des coronavirus connus. Au lieu de cela, il a probablement évolué à partir d'un coronavirus de chauve-souris et d'un nouveau virus trouvé dans les pangolins. Ce n'est pas le produit d'une manipulation délibérée en laboratoire.

4. Le 21 avril, la porte-parole de l'OMS, Fadela Chaib, a déclaré lors d'un point de presse que toutes les preuves disponibles suggèrent que le virus est d'origine animale et qu'il n'est ni manipulé ni construit dans un laboratoire ou ailleurs. Il a très probablement son réservoir écologique chez les chauves-souris, mais la façon dont le virus est passé des chauves-souris aux humains reste à voir et à découvrir.

5. Le 26 avril, Peter Daszak, président de l'US EcoHealth Alliance et expert en virus qui travaille avec l'Institut de virologie de Wuhan depuis 15 ans, a déclaré lors de son entretien avec CNN que le laboratoire Wuhan P4 n'avait pas le virus qui a conduit à COVID -19, et ce qui a été trouvé maintenant, ce sont des parents proches, pas le même virus. Il n’est donc pas possible que le virus provienne de ce laboratoire.

6. Le 1 mai, le directeur exécutif chargé du Programme OMS de gestion des situations d'urgence sanitaire, Michael Ryan, a déclaré que de nombreux scientifiques ont examiné la séquence du génome de ce virus et nous sommes assurés que ce virus est d'origine naturelle.

7. Anthony Fauci, directeur de l'Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses, a déclaré dans une interview avec National Geographic publiée le 4 mai que les meilleures preuves montrent que le virus n'a pas été fabriqué dans un laboratoire en Chine. Si vous regardez l'évolution du virus chez les chauves-souris et ce qui existe actuellement, le virus n'aurait pas pu être manipulé artificiellement ou délibérément. Ce virus a évolué dans la nature et a ensuite sauté des espèces.

8. Le 5 mai, le représentant de l'OMS en Chine, le Dr Gauden Galea, a déclaré que toutes les preuves disponibles à ce jour suggèrent que le virus a une origine animale naturelle et n'est pas un virus manipulé ou construit. De nombreux chercheurs ont pu examiner les caractéristiques génomiques du virus et ont constaté que les preuves ne prouvent pas qu'il s'agit d'une construction de laboratoire.

Le virus ne connaît ni frontière ni ethnies, il lance un défi commun à toute l'humanité. La position de la Chine sur la question des enquêtes liées aux ripostes au COVID-19 est claire. Un porte-parole du Ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré le 8 mai que « Il est du devoir de l'OMS d'établir un comité d'examen selon le Règlement sanitaire international (RSI) pour évaluer une maladie infectieuse majeure au moment opportun afin d'améliorer la préparation relative à la santé publique mondiale. La Chine soutient le Directeur général de l'OMS pour établir un comité d'examen selon le RSI et avec le mandat de l'Assemblée mondiale de la Santé ou du Conseil exécutif de l'OMS pour évaluer la réponse mondiale au COVID-19 d'une manière ouverte, transparente et inclusive à un moment approprié après la fin de la pandémie. Le but est de résumer les expériences et les lacunes de la riposte mondiale et de formuler des suggestions sur la manière d'améliorer le travail de l'OMS, les capacités essentielles de santé publique des divers pays et la préparation mondiale aux maladies infectieuses majeures. »

La Chine salue l’adoption de la résolution sur la réponse au COVID-19 par les États membres de l’OMS lors de la 73e Assemblée mondiale de la Santé le 19 mai. Sur la question de traçage de l’origine du virus, le texte appelle à restreindre strictement les recherches pertinentes à l'identification de la source zoonotique du virus, de l'hôte intermédiaire et de la voie d'introduction dans la population humaine, afin d'améliorer la préparation de la communauté internationale à l'avenir face aux pandémies. Au cours des consultations du projet de résolution, l'écrasante majorité des pays a estimé que la pandémie n'avait pas encore passé, qu’il était immature de lancer immédiatement l'examen et de retracer l'origine du virus pour le moment, et que la préoccupation la plus urgente était la coopération dans la prévention et le contrôle de la pandémie. La résolution appelle aussi les États membres à prévenir la discrimination et la stigmatisation, à lutter contre la désinformation, à renforcer la coopération dans la recherche sur les diagnostics, les thérapies, les médicaments, les vaccins et la source zoonotique du virus, ce qui répond à l'aspiration commune de l'écrasante majorité de la communauté internationale.

Ce qui est étrange, c’est que lorsque que la majorité absolue du milieu scientifique affirme avec tant d’épreuves que le virus vient de la nature, certains politiciens étrangers persistent à répéter des accusations et des mensonges tels que le virus a été créé par l'Institut de virologie de Wuhan (IVW), ou que le COVID-19 a été causé par une fuite accidentelle de l'Institut de virologie de Wuhan pour stigmatiser la Chine.

Les mensonges s’évaporent à la lumière de la vérité. En fait, des recherches menées par des scientifiques de différents pays ainsi que de l'Organisation Mondiale de la Santé, ont montré qu’il était impossible de déterminer avec certitude l’origine du COVID-19 et que, même si des cas d’infection par le nouveau coronavirus ont été d’abord signalés en Chine, cela ne signifiait pas pour autant que sa source était en Chine. Historiquement, l'endroit qui a signalé le premier un virus n'était souvent pas son origine. Par exemple, de plus en plus de preuves prouvent que la pandémie de 1918 ( aussi connue sous le nom « la pandémie de la grippe espagnole » ) n'est pas originaire d'Espagne.

Quant au Laboratoire national de biosécurité de Wuhan (Laboratoire P4 de Wuhan) d'IVW, il est un programme de coopération gouvernementale entre la Chine et la France. Sa construction et sa gestion ont été faites dans le strict respect des normes internationales, et que ses installations et équipements sont testés chaque année par une organisation tierce agréée par l'État. Parmi les dizaines de laboratoires P4 opérant dans le monde, l'Institut de Virologie de Wuhan a mené des échanges et des coopérations avec différents pays en insistant sur le partage en temps utile et de manière ouverte des informations de la recherche scientifique. L'institut n'a pas la capacité d'inventer et de synthétiser un nouveau coronavirus, et il n'y a aucune preuve d'une fuite pathogène ou d'une infection du personnel dans l'institut.

L’origine du virus est une question scientifique complexe qui doit faire l'objet d'études sur la base des faits par les scientifiques et les professionnels. Certains politiciens tentent de faire des manipulations politiques sur l'origine du virus pour salir d'autres pays, mais leurs tentatives qui ne sont pas conformes à la science n'aboutiront pas.

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