Non à toutes les atteintes au principe fondamental «un pays, deux systèmes» et à la prospérité et la stabilité de Hong Kong
2019/08/20

YANG Xiaorong, Ambassadeur de Chine à Madagascar

Récemment, la conjoncture à Hong Kong attire l'attention des médias malagasy. Je voudrais clarifier par ce texte la vérité en vue d’aider le public malagasy à mieux connaître ce qui s’est passé actuellement à Hong Kong.

En effet, cet événement tire son origine d'un homicide qui a eu lieu à la Région de Taïwan de Chine début 2018. L’assassin Hongkongais a pris la fuite et est rentré à Hong Kong après avoir tué sa copine enceinte à Taïwan. Dépourvues de convention d’entraide judiciaire et traité d'extradition avec la Région de Taïwan, les autorités de la Région administrative spéciale de Hong Kong ne pouvaient pas transférer ledit Hongkongais à Taïwan, lieu de l’homicide. Ainsi l’assassin n’avait pas pu être traduit en justice comme il se doit. Dans le but de combler les lacunes juridiques et de mieux lutter contre les crimes et préserver l’État de droit et la justice, les autorités de Hong Kong RAS ont proposé d’apporter des amendements à l'Ordonnance sur les Fugitifs et l’Ordonnance sur l'Entraide judiciaire en matière pénale. En fait, les autorités hongkongaises ont conclu des arrangements avec 19 pays ou régions et la convention d’entraide judiciaire en matière pénale avec 30 pays ou régions actuellement, mais il manque ce genre d’arrangement avec la partie continentale de la Chine, les régions de Macao et de Taïwan. Il est de bon sens d’avouer la nécessité de combler cette lacune judiciaire.

Au cours de l’amendement desdites ordonnances, le public peut toujours exprimer les opinions divergentes et en délibérer d’une manière appropriée. Néanmoins, certaines forces d’opposition et radicales ont délibrément instigué des conflits violents sous prétexte de «l’opposition à l’amendement des ordonnances» et saboté gravement l’État de droit et la stabilité à Hong Kong. Bien que les autorités de Hong Kong RAS aient décidé de suspendre le projet de l’amendement pour écouter plus largement les avis publics, ceux qui ont des arrière-pensées susmentionnés poursuivent les malveillances avec un zèle redoublé et ont entraîné des escalades de violence totalement au delà des manifestations pacifiques. Ils ont sali et endommagé publiquement l’emblème national et le drapeau national, se sont élancés avec violence sur le Bureau de Liaison du Gouvernement central dans la Région administrative spéciale de Hong Kong, le Conseil législatif et les Commissariats de police de Hong Kong, en mettant du feu et des bombes. Ils menaçaient les familles des policiers, attaquaient les policiers, et avaient même mordu le doigt d’un agent de police. Ils paralysaient le transport dans des voies principales et à l’aéroport, entravaient les passagers qu'ils rencontraient. Leurs agissements ont piétiné gravement la gouvernance de droit à Hong Kong et la sécurité personnelle des Hongkongais, perturbé gravement le développement économique et touché gravement le principe fondamental «un pays, deux systèmes».

Depuis le retour de Hong Kong au sein de la mère patrie il y a 22 ans, les habitants de Hong Kong jouissent pleinement de la liberté d’expression et de réunion stipulée par la Loi fondamentale de la Région administrative spéciale de Hong Kong. Mais l’exercice du droit à la liberté ne peut se faire au détriment de l’État de droit, de la stabilité et la prospérité de Hong Kong. Il faut appeler les choses par leur nom. La violence est toujours la violence. Aucun endroit dans le monde ne peut tolérer les actes de violence. D’ailleurs, les manifestations à Hong Kong, parfois très violentes, ont été incitées et manipulées depuis le début par des forces étrangères anti-chinoises. Ces forces anti-chinoises diabolisent à leur gré les actes légitimes pour la préservation de l’État de doit et de l’ordre public menés par les autorités et la police de Hong Kong RAS, soutiennent les criminels qui enfreignent la loi, et s’ingèrent ainsi dans les affaires intérieures de la Chine. Le Gouvernement central de Chine ne permettra jamais aux forces extérieures de s’immiscer dans les affaires hongkongaises, de semer le trouble à Hong Kong, ou encore d’utiliser Hong Kong comme avant-poste pour semer le trouble en Chine.

Le Gouvernement central de Chine s’en tient toujours au principe de « un pays, deux systèmes », gestion de Hong Kong par les Hongkongais, et autonomie à haut degré. Le Gouvernement central attache une grande importance à la stabilité sociale, au développement économique et à l’amélioration du bien-être de la population de Hong Kong. Depuis le retour de Hong Kong au sein de la mère patrie il y a 22 ans, la prospérité et la stabilité ont été maintenues à Hong Kong. En 2018, le PIB de Hong Kong a atteint 360 milliards de dollars, plus de 2 fois qu’en 1996, un an avant la rétrocession. Le nombre de visiteurs à Hong Kong est passé de 10,4 millions en 1997 à 65 millions en 2018. Classé parmi les économies les plus libres et zones les plus compétitives du monde pendant de nombreuses années consécutives, Hong Kong consolide davantage sa position en tant que centre financier, commercial et maritime international. “La Perle de l’Orient” rayonne encore plus dans le bras de la mère patrie. Tout cela prouve que « un pays, deux systèmes » est le meilleur arrangement institutionnel possible pour maintenir au long terme la prospérité et la stabilité de Hong Kong. Ce qu’il faut souligner, c’est que le principe « un pays, deux systèmes » repose d’abord sur « un pays ». « Deux systèmes » existent au sein d’un seul pays. Toute tentative à utiliser « deux systèmes » pour mettre en cause « un pays » constitue un défi intolérable à la souveraineté de la Chine. La souveraineté et l’intégrité territoriale de la Chine sont inviolables.

A l’heure actuelle, il est réclamé par la grande majorité de la population à Hong Kong d’endiguer les émeutes et rétablir l’ordre dans les plus brefs délais, cela est non seulement dans l’intérêt de l’ensemble du peuple chinois, y compris les compatriotes de Hong Kong, mais aussi dans l’intérêt global des investisseurs étrangers et de la communauté internationale. Le Gouvernement central de Chine soutient fermement les autorités de la Région administrative spéciale de Hong Kong et son Chef exécutif Lam Cheng Yuet-ngor aussi bien que la police hongkongaise dans la gouvernance du droit. Conformément aux dispositions de la Loi fondamentale de la Région administrative spéciale de Hong Kong de la République populaire de Chine, le gouvernement central dispose de moyens suffisants pour apaiser rapidement toutes les turbulences qui peuvent survenir. Nous sommes convaincus que l’ordre public va être rétabli au plus vite à Hong Kong, la stabilité et la prospérité vont être enforcées, et le principe « un pays, deux systèmes » va obtenir de plus grands succès. Hong Kong aura un avenir encore plus prometteur.

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