Conférence de presse du 24 septembre 2019 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019/09/24

Q : Aujourd'hui, le Sommet des Nations unies sur les objectifs de développement durable se tiendra au siège des Nations unies à New York pour faire le point sur la mise en œuvre mondiale du Programme de développement durable à l'horizon 2030. Quelles mesures la Chine a-t-elle prises pour mettre en œuvre le programme ? Quels progrès a-t-elle réalisés ? Qu'attend la Chine de ce sommet ?

R : Le Programme de développement durable à l'horizon 2030 est un document-programme important pour la communauté internationale. La Chine attache une grande importance à sa mise en œuvre. Nous avons été parmi les premiers à publier un plan national et un rapport d'étape sur la mise en œuvre du Programme. Nous avons associé la mise en œuvre du Programme à des plans de développement nationaux à moyen et à long terme, tels que le 13e plan quinquennal, et avons enregistré de « premiers succès » pour de multiples objectifs de développement durable (ODD). D'ici 2020, tous les résidents ruraux vivant sous le seuil de pauvreté actuel seront sortis de la pauvreté, ce qui signifie que la Chine atteindra ses ODD en matière de réduction de la pauvreté avec dix ans d'avance. Permettre à 1,4 milliard de personnes de mener une vie heureuse, sans pauvreté, sans faim et sans devoir être déplacées sur un territoire de 9 600 000 kilomètres carrés, constitue la plus grande contribution de la Chine à la mise en œuvre mondiale du Programme 2030.

La Chine est toujours engagée dans la coopération internationale en matière de développement. Ces dernières années, profitant de l'occasion de l'organisation d'événements internationaux, nous avons collaboré avec diverses parties pour placer la question du développement au centre du cadre de la macro-politique mondiale. Nous avons également œuvré à la création d'une plus grande synergie entre la construction conjointe de « la Ceinture et la Route » et le Programme 2030. En outre, la Chine a également apporté un soutien énergique aux autres pays en développement dans la mise en œuvre du Programme 2030 par des mesures concrètes telles que la création du Fonds de paix et de développement Chine-Nations unies et du Fonds d'assistance pour la coopération Sud-Sud, ainsi que par des voies bilatérales.

La Chine attache une grande importance à ce sommet sur les objectifs de développement durable et a participé de manière active et constructive à sa préparation. Le Conseiller d'Etat et Ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, participera à ce sommet en tant que représentant spécial du Président Xi Jinping. La Chine est disposée à partager son expérience de développement et ses bonnes pratiques à travers cette plate-forme. Nous travaillerons de concert avec d'autres pays à la tenue d'un sommet fructueux en vue de consolider le consensus international et d'injecter une nouvelle impulsion à la cause du développement mondial.

Q : Selon des reportages, le Ministre turc des Affaires étrangères, Çavuşoğlu, s'est récemment rendu dans le nord de Chypre et a annoncé son intention d'ouvrir Varosha, qui a été fermée au public. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : La Chine soutient depuis toujours un règlement juste et approprié de la question de Chypre sur la base des résolutions concernées de l'ONU. Toute solution doit être dans l'intérêt des Chypriotes grecs et des Chypriotes turcs. Nous appelons les parties concernées à faire preuve de retenue et à s'abstenir de toute action unilatérale susceptible d'entraver une solution juste et pacifique afin de créer les conditions nécessaires à la reprise des négociations. En tant que membre permanent du Conseil de sécurité, la Chine est prête à continuer de jouer un rôle positif à cet égard.

Q : Hier, le Conseiller d'Etat et Ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, et le Premier ministre pakistanais, Imran Khan, ont tenu une réunion en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York. C'est leur deuxième réunion ce mois-ci. La Chine a-t-elle des commentaires à faire à ce sujet ?

R : Hier, le Conseiller d'Etat Wang Yi a rencontré le Premier ministre Imran Khan à New York. La partie chinoise a déjà publié un communiqué de presse à ce sujet. Je tiens à souligner une fois de plus que la Chine et le Pakistan sont des partenaires stratégiques de tout temps, avec une confiance mutuelle, une compréhension mutuelle et un soutien mutuel. L'amitié sino-pakistanaise est indéfectible. La Chine continuera de soutenir fermement le Pakistan dans la sauvegarde de sa souveraineté territoriale et de sa dignité nationale. À l'heure actuelle, la Chine et le Pakistan entretiennent de fréquents échanges de haut niveau, approfondissent leur coopération mutuellement bénéfique et intensifient leur coordination et leur coopération dans les affaires internationales et régionales. Nous sommes prêts à travailler avec le Pakistan pour approfondir les échanges amicaux et la coopération pragmatique et faire du Corridor économique sino-pakistanais un projet phare dans le cadre de la construction conjointe de grande qualité de « la Ceinture et la Route » afin d'apporter plus d'avantages à nos deux peuples.

Q : Selon les médias américains, le prochain cycle de consultations économiques et commerciales de haut niveau entre la Chine et les Etats-Unis pourrait avoir lieu les 10 et 11 octobre. Pourriez-vous le confirmer ? Les deux parties ont-elles convenu de la date précise des consultations ?

R : Récemment, les équipes économiques et commerciales de la Chine et des Etats-Unis ont tenu des consultations au niveau des vice-ministres à Washington et ont mené des discussions constructives sur les questions économiques et commerciales d'intérêt commun. Les deux parties ont également discuté des arrangements spécifiques du treizième cycle de consultations économiques et commerciales de haut niveau entre les coordinateurs à Washington en octobre. Les deux parties ont convenu de continuer à communiquer sur les questions concernées. En ce qui concerne la date précise et d'autres questions sur ce sujet, je vous conseille de vous informer auprès des départements compétents.

Q : Selon des reportages, au cours de la récente réunion des ministres des Affaires étrangères des C5 + 1 (les cinq pays d'Asie centrale plus les Etats-Unis), le Secrétaire d'Etat américain Pompeo a porté des accusations sans fondement contre la Chine au sujet de sa politique concernant le Xinjiang et a même affirmé que la Chine tentait « d'effacer la culture et la religion musulmanes chez ses propres citoyens ». Cela aura-t-il un impact sur les relations entre la Chine et les pays d'Asie centrale ?

R : J'ai déjà répondu à une question similaire hier. Permettez-moi d'ajouter quelques points.

En tant que voisins proches du Xinjiang en Chine, les cinq pays d'Asie centrale connaissent mieux que les Etats-Unis la situation réelle au Xinjiang, où l'économie et la société connaissent un développement sain, les populations de tous les groupes ethniques mènent une vie heureuse et jouissent d'une liberté de croyance religieuse conformément à la loi. Le Secrétaire d'Etat Pompeo a tenté de semer la discorde et de dénigrer la Chine devant les ministres des Affaires étrangères des pays du C5, mais il s'est fourvoyé dans ses calculs.

En fait, depuis la fondation de la Région autonome ouïgoure du Xinjiang, sa population a augmenté d'année en année. Plus précisément, la population ouïgoure est passée de 5,55 millions à 11,65 millions de personnes, représentant environ 46,8% de la population totale de la région. Il y a plus de 24 000 mosquées au Xinjiang, soit une pour 530 musulmans en moyenne. Pompeo semble si ignorant des faits de base en affirmant que la Chine tente « d'effacer la culture et la religion musulmanes chez ses propres citoyens ».

La Chine et les pays d'Asie centrale sont des voisins et amis, et des partenaires stratégiques. Les deux parties sont étroitement solidaires et partagent heurs et malheurs. Un Xinjiang stable sert nos intérêts communs. Les pays d'Asie centrale comprennent et soutiennent toujours la Chine sur les questions relatives au Xinjiang et apprécient hautement les mesures de lutte contre le terrorisme et de déradicalisation dans le Xinjiang. Nous sommes convaincus que le gouvernement et la population de ces pays d'Asie centrale sont fermement résolus à développer des relations amicales et de bon voisinage avec la Chine et à lutter contre le terrorisme, le séparatisme et l'extrémisme et ne seront ni trompés ni incités par des forces anti-Chine. Aucune tentative visant à semer la discorde entre la Chine et les pays d'Asie centrale n'aboutira.

Q : Selon des reportages, le Département d'Etat américain a publié sur son site Web une note aux médias indiquant que le Secrétaire d'Etat adjoint Sullivan organiserait le 24 septembre une table ronde à l'intention de missions permanentes auprès des Nations unies et des partenaires non gouvernementaux sur la « crise des droits de l'Homme » dans le Xinjiang. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : Dernièrement, les Etats-Unis, au mépris de l'opposition chinoise, ont utilisé la religion et les droits de l'Homme comme prétexte pour diffamer et noircir la politique de la Chine concernant le Xinjiang et s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine. En organisant la soi-disant table ronde en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, ils vont plus loin dans la mauvaise voie. La Chine s'oppose fermement aux paroles et actions erronées des Etats-Unis. Nous exhortons les Etats-Unis à annuler l'événement en question, à cesser de faire des commentaires déplacés sur le Xinjiang et à cesser de s'immiscer dans les affaires intérieures d'autres pays sous prétexte des droits de l'Homme.

Je tiens à réitérer que les problèmes au Xinjiang ne concernent pas la religion ou les droits de l'Homme, mais la lutte contre le séparatisme et le terrorisme violent. Les mesures de lutte contre le terrorisme et de déradicalisation ont eu des effets notables. Aucun attentat terroriste violent n'a été signalé au cours des trois dernières années. Les populations de tous les groupes ethniques soutiennent toutes les politiques et les mesures du gouvernement. La lutte contre le terrorisme et la déradicalisation dans le Xinjiang constituent une lutte entre la justice et le mal, entre la civilité et la barbarie, entre l'Etat de droit et la violence. Elles méritent la compréhension, le respect et le soutien de la communauté internationale.

Depuis 2015, la Chine a publié sept livres blancs sur le Xinjiang contenant des informations détaillées sur des domaines tels que la lutte contre le terrorisme et la déradicalisation, l'enseignement et la formation professionnels, les progrès des droits de l'Homme et la liberté de croyance religieuse. Il n'y a pas si longtemps, 50 pays ont cosigné une lettre au Président du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies et ont salué les progrès de la cause des droits de l'Homme en Chine et les acquis en matière de lutte contre le terrorisme et de déradicalisation. Leur position et leur attitude sont claires et nettes. Depuis un certain temps, quelque mille diplomates, fonctionnaires et journalistes étrangers ont visité le Xinjiang. Ils ont tous reconnu et approuvé les efforts locaux pour combattre et prévenir le terrorisme conformément à la loi. Il y a eu également une large couverture médiatique à ce sujet. Les Etats-Unis ont choisi d'ignorer les efforts et les progrès de la Chine dans la lutte contre le terrorisme et la déradicalisation, et de faire la sourde oreille à la voix de la justice sur le Xinjiang des pays concernés et des personnalités éclairées. Ils jouent aux aveugles et aux sourds de temps en temps, quand ça les arrange. Ce malaise doit être traité.

Les faits sont plus éloquents que les mots et la justice se trouve dans le cœur de chacun. Peu importe ce que les Etats-Unis disent ou font, nous continuerons en Chine à gérer nos affaires correctement et à mettre en œuvre notre politique concernant le Xinjiang afin d'assurer son développement durable. Le Xinjiang continue de maintenir la stabilité, la prospérité, l'unité nationale et l'harmonie sociale. Ceci est évident pour tous. Les mensonges ne résisteront pas devant les faits.

Q : Le Vice-Président américain Pence a attaqué la situation de la liberté religieuse en Chine lors de l'événement « Appel mondial à la protection de la liberté de religion ». Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : Le gouvernement chinois protège la liberté de croyance de ses citoyens et notre peuple multiethnique jouit d'une liberté religieuse totale conformément à la loi. Il y a près de 200 millions de croyants en Chine, dont 20 millions de musulmans. Il y a plus de 380 000 ecclésiastiques, environ 5 500 groupes religieux et plus de 140 000 lieux de culte enregistrés pour des activités religieuses. Dans le Xinjiang, il y a une mosquée pour 530 musulmans en moyenne, une proportion supérieure à celle de nombreux pays islamiques. Ces faits fondamentaux ne peuvent tout simplement pas être dénigrés par un certain politicien américain.

Si ce politicien américain s'intéressait vraiment aux questions religieuses, il devrait faire face sérieusement à la violation massive de la liberté de religion aux Etats-Unis plutôt que de faire des commentaires déplacés sur d'autres pays. Selon les résultats d'un sondage publiés par Gallup et Pew Research Center, 75% des musulmans estiment qu'il existe une grave discrimination à leur égard dans la société américaine. Il devrait se demander comment corriger cela.

Il y a une fable occidentale sur le nez de Pinocchio. Nous exhortons ce politicien américain à respecter les faits fondamentaux, à examiner objectivement et équitablement la liberté de croyance religieuse en Chine, à cesser d'utiliser les questions religieuses pour s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine et à cesser d'utiliser les mensonges pour diffamer la Chine de façon répétée. Sinon, de tels comportements ne pourront que révéler davantage l'hypocrisie de cet autoproclamé gardien de la liberté de religion.

« Grand parcours, glorieuses réalisations : Exposition célébrant le 70e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine » a été inaugurée le 23 septembre au Centre des expositions de Beijing. Le Président Xi Jinping ainsi que d'autres dirigeants du PCC et de l'Etat ont visité l'exposition hier.

Cette exposition multidimensionnelle utilise les technologies multimédias pour montrer comment le peuple chinois, dirigé par le PCC, a, grâce à un travail acharné, fait de grands progrès en matière de développement national, accompli des réalisations historiques et apporté d'importantes contributions à la cause du développement et de la paix de l'humanité. L'exposition révèle la profonde vérité derrière les énormes changements survenus au cours des sept dernières décennies depuis la fondation de la Chine nouvelle. Nous vous invitons à visiter et à couvrir l'exposition. Pour plus de détails, veuillez contacter le Centre de presse pour les activités de célébration du 70e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine au 68576100.

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