Conférence de presse du 23 août 2019 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019/08/23

Sur invitation du Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, le Ministre des Affaires étrangères de la République islamique d'Iran, Mohammad Javad Zarif, effectuera une visite officielle en Chine du 25 au 27 août.

Q : Le Ministère des Affaires étrangères a annoncé ce matin que le Président philippin Duterte effectuerait une visite en Chine. Pourriez-vous présenter plus de détails sur la visite ? Qu'est-ce que la Chine en attend ? Et comment apprécie-t-elle la relation bilatérale actuelle ?

R : Sur invitation du Président Xi Jinping, le Président de la République des Philippines, Rodrigo Roa Duterte, effectuera une visite en Chine du 28 août au 1er septembre.

Au cours de sa visite, le Président Xi s'entretiendra avec lui à Beijing et les deux chefs d'État participeront à la cérémonie d'ouverture de la Coupe du monde 2019 de la Fédération internationale de basket-ball (FIBA). Le Premier ministre Li Keqiang le rencontrera et le Vice-Président Wang Qishan l'accompagnera à un match de la Coupe du monde de la FIBA dans le Guangdong.

Les Philippines sont un pays voisin et ami de la Chine et un partenaire important dans le cadre de la construction conjointe de « la Ceinture et la Route ». Depuis l'entrée en fonction du Président Duterte, les relations sino-philippines ont été consolidées et approfondies de manière constante. Nous avons travaillé à la création de synergies entre l'initiative « la Ceinture et la Route » et le programme « Build, Build, Build ». Notre coopération pragmatique a abouti à des résultats fructueux. Lors de la visite d'État du Président Xi aux Philippines en novembre dernier, nous avons établi une relation de coopération stratégique globale. Lors de la participation du Président Duterte au deuxième Forum « la Ceinture et la Route » pour la coopération internationale en avril dernier en Chine, les deux présidents sont parvenus à un nouveau consensus sur les relations bilatérales et en particulier sur la coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route ».

La Chine attache une grande importance aux relations avec les Philippines. Nous souhaitons renforcer davantage la confiance mutuelle stratégique et élargir la coopération pragmatique afin de nous assurer que les relations sino-philippines progressent dans la stabilité et dans la durée. Nous sommes convaincus que la prochaine visite du Président Duterte donnera un nouvel élan au développement sain et durable des relations sino-philippines.

Q : Le gouvernement britannique a déclaré hier qu'il continuait de faire part de ses préoccupations sur l'affaire concernant M. Cheng à Beijing, Hong Kong et Londres avec le gouvernement chinois. Il indique que ni le gouvernement britannique ni la famille de Cheng n'ont encore pu contacter ce dernier. Pourquoi la partie chinoise n'a-t-elle pas permis au gouvernement britannique de prendre contact avec son employé actuellement détenu à Shenzhen ?

R : J'ai répondu à une question similaire l'autre jour. Étiez-vous là ? (Le journaliste a fait un signe de la tête.)

Comme je l'ai dit, cet homme est placé en détention administrative par la police de Shenzhen pendant 15 jours pour avoir enfreint la Loi sur le maintien de l'ordre public. J'ai également souligné qu'il était un citoyen chinois de Hong Kong, et non un Britannique. C'est-à-dire que cette affaire est entièrement une affaire intérieure. Cela n'a aucun sens que le Royaume-Uni fasse part de ses préoccupations. Nous avons également déposé auprès de la partie britannique des représentations sévères sur ses paroles et ses actes erronés concernant Hong Kong. Nous exhortons le Royaume-Uni à cesser de faire des commentaires déplacés sur les affaires liées à Hong Kong et à ne plus s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine.

En ce qui concerne les détails sur lesquels vous avez posé des questions, pour autant que je sache, la police du district de Luohu, à Shenzhen, a fourni certains détails de l'affaire dans une interview accordée à la presse chinoise. D'après les reportages que j'ai vus, à la demande du détenu lui-même, la police n'a pas informé sa famille de ses activités illégales. C'est une décision conforme à la loi.

Q : Le 22 août, un porte-parole du Ministère vietnamien des Affaires étrangères a déclaré que le navire de recherche chinois et ses navires d'escorte étaient rentrés dans la zone économique exclusive (ZEE) du Vietnam et continuaient de la violer gravement. La partie vietnamienne a fait de nombreuses représentations auprès de la Chine. Elle demande à la partie chinoise d'arrêter immédiatement ces activités illégales et de retirer ses navires de la zone économique exclusive. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : La Chine a la souveraineté sur les îles Nansha et ses eaux adjacentes. Elle a des droits souverains et exerce sa juridiction sur les eaux concernées. La revendication de la Chine est conforme au droit international, y compris à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. En mai dernier, au mépris de la ferme opposition de la Chine, le Vietnam a commencé unilatéralement à mener des activités de forage pour le pétrole et le gaz dans les eaux juridictionnelles de la Chine en mer de Chine méridionale, ce qui est à l'origine de la situation actuelle. Depuis le début du mois de juillet, le navire chinois concerné mène toujours des activités dans les eaux juridictionnelles de la Chine. Nous espérons que le pays concerné respectera scrupuleusement les droits souverains et la juridiction de la Chine et travaillera avec la Chine pour maintenir l'harmonie et la tranquillité dans ces eaux.

Q : Le 21 août, le gouvernement américain a publié son rapport annuel sur le respect des accords et engagements en matière de maîtrise des armements, de non-prolifération et de désarmement. Le rapport a accusé la Russie de violer le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) et la Convention sur l'interdiction des armes chimiques, l'Iran et la RPDC de développer leurs programmes de missiles, et la Chine de violer ses engagements quant à un moratoire sur les essais d'armes nucléaires. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : J'ai noté le rapport en question. Les traités et les régimes de maîtrise des armements et de non-prolifération sont des piliers importants du maintien de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans le monde. De ce fait, ils doivent être strictement respectés et mis en œuvre. La Chine respecte toujours ses engagements et ses obligations internationales de manière responsable et sérieuse. La communauté internationale en témoigne.

Les États-Unis adorent être mis à l'honneur. Ils pourraient mettre en place une scène et monter un spectacle à chaque fois que cela leur semblerait désirable. Malheureusement, au lieu d'être accueillis par une ovation, ils se font plus souvent huer. Pourquoi donc ? Le public est très lucide. Comme je l'ai dit l'autre jour, en tant que pays qui a fait sans cesse volte-face, qui est revenu sur ses promesses et qui s'est retiré de traités et d'organisations internationaux, les États-Unis ne sont pas en position de parler de respect des engagements.

En ce qui concerne la maîtrise des armements et la non-prolifération, le retrait des États-Unis du PAGC et du traité FNI a suscité une opposition universelle et des critiques unanimes de la communauté internationale. Ce que les États-Unis devraient faire en premier lieu, c'est réfléchir à leur propre bilan en ce qui concerne l'acquittement des obligations et le respect des engagements, plutôt que de tenir des propos déplacés sur d'autres pays et d'agir comme arbitre.

Q : Une question sur l'employé du Consulat britannique à Hong Kong. Nous avons calculé que les 15 jours de détention administrative seront écoulés aujourd'hui. Sera-t-il libéré de sa détention ?

R : Comme je l'ai dit, ce n'est pas une affaire diplomatique. C'est une affaire ordinaire liée à l'ordre public. Je vous conseille de vous informer auprès de la police de Shenzhen si cela vous intéresse.

Journaliste : Nous avons déjà envoyé un fax à la police de Shenzhen et essayé de communiquer avec elle, mais elle n'a pas répondu.

R : Cela peut prendre du temps. Patientez.

Journaliste : Avez-vous des commentaires à faire sur la possibilité de sa libération aujourd'hui ?

R : Vous devriez vous informer auprès de la police de Shenzhen pour les détails. Si vous ne recevez pas de réponse, mon conseil est de patienter un peu plus longtemps ou bien d'essayer à nouveau.

Q : Le gouvernement de la République de Corée a annoncé hier qu'il ne renouvellerait pas l'Accord général sur la sécurité des informations militaires avec le Japon. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : Nous avons noté cette décision prise par la République de Corée. Nous pensons que mener ou mettre un terme à une coopération en matière de sécurité militaire avec l'extérieur est un droit d'un État souverain. Dans le même temps, les accords bilatéraux entre les parties concernées doivent contribuer à la paix et à la stabilité dans la région ainsi qu'au processus de paix dans la péninsule, et ne doivent pas saper les intérêts d'une tierce partie.

Q : Nous avons vu une tribune intitulée « Nous sommes aux côtés de Hong Kong » du chef de la majorité au Sénat américain, Mitch McConnell, dans les médias américains. Selon l'article, « les troubles à Hong Kong résultent de l'intensification systématique par Beijing de l'oppression de son peuple et de sa poursuite de l'hégémonie à l'étranger ». Toute démocratie doit faire un choix : soit rejoindre un système international libre et équitable, soit suivre et dépendre de la Chine qui opprime et surveille son peuple. Quel est votre commentaire à ce propos ?

R : Certains politiciens américains n'ont pas condamné les actes criminels violents commis récemment à Hong Kong. Ils n'ont pas non plus montré de signe de remords pour l'intervention injustifiée des États-Unis dans les affaires de Hong Kong. Au contraire, ils ont critiqué les efforts du gouvernement de la RAS visant à mettre fin à la violence et au chaos et à rétablir l'ordre. Ils tentent également de discréditer le système social et les politiques nationales et extérieures de la Chine. Ils fomentent ouvertement une confrontation violente, s'ingèrent de manière flagrante dans les affaires intérieures de la Chine et sèment la discorde entre la Chine et d'autres pays. C'est totalement inacceptable.

Le Président des États-Unis Lincoln a déclaré un jour : « vous pouvez duper tout le monde à certains moments, et certains tout le temps, mais vous ne pouvez pas duper tout le monde tout le temps ». Nous conseillons à certaines personnes aux États-Unis de suivre ce sage conseil et de mettre fin à leur campagne de diffamation, d'incitation et d'intimidation. Sinon, ils iront à l'encontre de la volonté du peuple chinois et défieront le jugement du monde.

Permettez-moi de souligner une fois de plus que Hong Kong fait partie de la Chine et que ses affaires sont purement des affaires intérieures de la Chine. Nous ne permettrons pas aux États-Unis de s'y immiscer et d'agir à leur guise.

Q : L'État australien de Nouvelle-Galles du Sud a mis fin à son partenariat avec l'Institut Confucius pour l'enseignement du chinois. Certains présument que c'est parce que le gouvernement australien craint l'ingérence étrangère en Australie. Quelle est la réponse de la Chine à cela ?

R : Le programme de l'Institut Confucius dans l'État australien de Nouvelle-Galles du Sud a été mis en place en 2012 à la demande du Ministère de l'Éducation de Nouvelle-Galles du Sud et en collaboration avec le Département de l'Éducation de la province du Jiangsu. Son fonctionnement a été ouvert, transparent et respectueux de la loi. Ces dernières années, il a joué un rôle important dans la promotion de l'enseignement du chinois et dans l'amélioration de la compréhension mutuelle et de l'amitié entre la Chine et l'Australie.

En dépit du caractère mutuellement bénéfique de ce programme, la Nouvelle-Galles du Sud a annoncé la décision de l'interrompre, sans communication préalable avec la partie chinoise. Cela montre son manque de respect envers la population et les étudiants locaux. Il s'agit d'une mesure injuste qui ne favorisera pas les échanges entre nos deux pays. La Chine est préoccupée par cela.

Nous espérons que les autorités compétentes en Australie et en Nouvelle-Galles du Sud respecteront leurs partenaires chinois, chériront les résultats de la coopération et contribueront de leur mieux à l'amitié et à la confiance mutuelle entre les deux pays au lieu de politiser les programmes d'échanges normaux.

Q : La Porte-parole du Département d'État américain a fait une déclaration le 22 août. Elle a exprimé sa profonde préoccupation face à l'ingérence persistante de la Chine dans les activités pétrolières et gazières de longue date du Vietnam dans la ZEE du pays. Cela remet sérieusement en cause l'engagement de la Chine en faveur du règlement pacifique des différends maritimes dans la Déclaration sur la conduite des parties en mer de Chine méridionale. Récemment, la Chine a pris une série de mesures provocantes pour perturber les activités économiques de longue date et bien établies des pays revendicateurs de l'ASEAN, dans une tentative de les contraindre à renoncer à des partenariats avec des sociétés pétrolières et gazières étrangères et de ne travailler qu'avec les entreprises étatiques chinoises. Quelle est la réponse de la Chine à cela ?

R : Bien évidemment, les remarques malintentionnées de la partie américaine tentent de semer la discorde entre la Chine et les autres. Elles visent à déstabiliser la situation en mer de Chine méridionale et à saper la paix et la stabilité régionales. La Chine s'oppose fermement à cela. Nous sommes convaincus que les pays de la région auront également une compréhension lucide vis-à-vis des intentions des États-Unis.

Q : Ma première question concerne la visite du Président Duterte en Chine. Son porte-parole a déclaré plus tôt que le Président Duterte évoquerait l'arbitrage concernant la mer de Chine méridionale en 2016 lors de sa visite. Il a également critiqué le passage de navires de l'armée chinoise dans les eaux territoriales des Philippines. Quel est le commentaire de la Chine à propos de ces remarques ? Deuxième question, le Consulat général du Canada à Hong Kong a confirmé aujourd'hui qu'il avait suspendu les voyages de service de son personnel local à l'intérieur de la Chine. Cette décision intervient juste après l'affaire Cheng. La Chine a-t-elle des commentaires à faire à ce sujet ?

R : Concernant votre première question, je viens de présenter, en réponse à une autre question, les détails et les attentes de la Chine concernant la visite du Président Duterte.

En ce qui concerne la question relative à la mer de Chine méridionale qui vous intéresse, tout d'abord, la position de la Chine sur l'arbitrage concernant la mer de Chine méridionale n'a pas changé. Les faits ont prouvé que si nous gérons cette question correctement, cela favorisera la paix et la stabilité régionales. Deuxièmement, en ce qui concerne le prétendu « passage de navires chinois dans les eaux territoriales des Philippines », je voudrais souligner la volonté de la Chine de mener un dialogue et une communication avec le pays concerné sur la base du droit international afin de sauvegarder conjointement la sécurité et l'ordre maritimes.

En ce qui concerne votre question sur le Consulat général du Canada à Hong Kong, nous respectons la décision du Canada. Mais je voudrais citer Confucius : « L'homme de bien est calme et serein, tandis que l'homme de peu est toujours accablé de soucis ». En Chine, votre sécurité et vos droits et intérêts légitimes sont complètement garantis si vous respectez les lois et règlements. Mais si vous avez des desseins inavouables, je crains que vous ne soyez anxieux.

Q : Lors de ses rencontres avec le Premier ministre canadien Trudeau et la Ministre canadienne des Affaires étrangères Freeland le 22 août, le Secrétaire d'État américain Pompeo a déclaré qu'il était erroné que la Chine détienne deux Canadiens et que les États-Unis travaillaient à leur libération, et a dit espérer que la Chine respecterait ses engagements. Quelle est la réponse de la Chine à cela ?

R : La Chine s'oppose fermement à de telles remarques de la partie américaine qui font fi des faits et confondent le noir et le blanc.

Comme nous l'avons souligné à maintes reprises, Michael Kovrig a été arrêté pour présomption de crimes consistant à avoir recueilli des secrets d'État et des renseignements pour le compte de forces étrangères, et Michael Spavor pour présomption de crimes consistant à avoir volé et fourni illégalement des secrets d'État pour le compte de forces étrangères. Les départements compétents chinois ont procédé à leur arrestation conformément à la loi. La Chine est un État de droit et son organe judiciaire traite les affaires de manière indépendante. Les droits légitimes des Canadiens concernés sont garantis conformément à la loi et aucune ingérence étrangère n'est tolérée. Étant donné que les affaires impliquant les deux Canadiens n'ont rien à voir avec les États-Unis, la partie américaine n'a pas le droit de faire des commentaires injustifiés. Nous exhortons les pays concernés à respecter l'esprit de droit et la souveraineté judiciaire de la Chine, et à cesser de faire des remarques irresponsables et d'avoir deux poids deux mesures sur les questions juridiques.

Q : J'ai une question sur la fin de l'Accord général sur la sécurité des informations militaires (GSOMIA) entre la République de Corée et le Japon. Votre commentaire précédent sur GSOMIA était beaucoup plus coloré qu'aujourd'hui. Le 23 novembre 2016, vous avez dit que « l'adhésion des pays concernés à la mentalité de la guerre froide et le renforcement de la coopération en matière de renseignement militaire aggraveront l'antagonisme et la confrontation dans la péninsule coréenne ». Avez-vous un commentaire supplémentaire ?

R : Je viens d'annoncer l'attitude de la Chine face aux derniers développements de cette question. Voulez-vous que je répète cela ?

Journaliste : Oui.

R : Nous avons noté cette décision prise par la République de Corée. Nous pensons que mener ou mettre un terme à une coopération en matière de sécurité militaire avec l'extérieur est un droit d'un État souverain. Dans le même temps, les accords bilatéraux entre les parties concernées doivent contribuer à la paix et à la stabilité dans la région ainsi qu'au processus de paix dans la péninsule, et ne doivent pas saper les intérêts d'une tierce partie.

Q : Le Secrétaire d'État américain Pompeo a déclaré lors d'une conférence de presse conjointe avec la Ministre canadienne des Affaires étrangères, Freeland, qu'en ce qui concerne la détention de Meng Wanzhou et celle de deux citoyens canadiens, la Chine souhaitait « parler de ces deux choses comme si elles étaient équivalentes, comme si elles étaient moralement similaires ». « La détention arbitraire de deux citoyens canadiens en Chine » est « fondamentalement différente de la décision canadienne de faire respecter l'État de droit, comme le font les nations dignes de ce nom ». Freeland a déclaré que « l'extradition est une affaire pénale et n'est pas une affaire politique ». Quelle est la réponse de la Chine à cela ?

R : Les États-Unis et le Canada chantent un duo visant à confondre le noir et le blanc dans une farce politique. Ceci justifie une fois de plus la nature politique de cet incident. La justice se trouve dans le cœur de chacun. Les États-Unis ont fabriqué tout l'incident impliquant Mme Meng Wanzhou et ont eu recours au pouvoir de l'État pour réprimer les entreprises chinoises de haute technologie. Le Canada a joué un rôle scandaleux dans ce processus. L'incident relatif à Meng est d'une nature complètement différente des cas des deux Canadiens. Le premier est un incident politique grave, tandis que Michael Kovrig et Michael Spavor ont été arrêtés conformément à la loi pour présomption de crimes consistant à avoir mis en danger la sécurité nationale de la Chine.

Je dois souligner que ce sont les États-Unis et le Canada qui sont coupables de détention arbitraire. Purement par calcul politique, les deux pays ont abusé de leur traité d'extradition bilatéral et ont gravement violé les droits et intérêts légitimes de Mme Meng, une citoyenne chinoise. La communauté internationale le voit très clairement. Les pays doivent tous rester vigilants et éviter le « piège américain ». Une fois de plus, nous exhortons le Canada et les États-Unis à prendre au sérieux la position solennelle de la Chine, à corriger leurs actes erronés en libérant Mme Meng sans plus tarder et en assurant son retour en toute sécurité en Chine.

Q : Le Président américain Donald Trump a déclaré mardi qu'il conviendrait que la Russie rejoigne le G7 pour rétablir le format du G8. Dmitri Peskov, attaché de presse du Kremlin, a déclaré que le retour au G7 n'était pas un objectif en soi pour la Russie. En tout cas, la Russie pense qu'il n'est pas très efficace de discuter des problèmes mondiaux sans la Chine et l'Inde. La Chine a-t-elle des commentaires à faire à ce propos ?

R : Nous avons lu les reportages concernés et les remarques de M. Peskov. Nous pensons que toutes les organisations et conférences internationales doivent contribuer à préserver le multilatéralisme, à accroître la confiance mutuelle et à promouvoir la paix et le développement dans le monde.

Q : Selon des reportages, Youtube, relevant de Google, a publié une déclaration selon laquelle il avait fermé plus de 200 chaînes pour présomption de diffusion organisée d'informations fausses sur les manifestations de Hong Kong. Les conclusions sont similaires à celles de Twitter et Facebook, qui affirmaient que les comptes fermés étaient soutenus et gérés par le gouvernement chinois. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : C'est vous qui avez posé mardi une question concernant la fermeture de comptes sur Twitter et Facebook, n'est-ce pas ? (Le journaliste a fait un signe de la tête.)

Je vois que vous suivez ces développements de très près. Alors peut-être connaissez-vous déjà ma réponse. (Le journaliste a ri.)

Je ne suis pas au courant des détails que vous avez mentionnés. À l'heure actuelle, ce que les 1,4 milliard de Chinois, y compris les compatriotes de Hong Kong, souhaitent plus que tout, c'est la fin de la violence et du chaos et le rétablissement de l'ordre à Hong Kong. Leur plus grand espoir est de maintenir la prospérité et la stabilité à Hong Kong. C'est la volonté partagée par les 1,4 milliard de Chinois, qui est impossible à organiser ou à manipuler, et bien sûr, impossible à étouffer.

Q : Une détérioration de la relation entre le Japon et la République de Corée aura inévitablement une incidence sur la possibilité d'une réunion des dirigeants de la Chine, du Japon et de la République de Corée au cours de l'année. En tant que président de la réunion, comment la Chine voit-elle cela ?

R : La Chine, le Japon et la République de Corée se préparent pour la huitième réunion des dirigeants. Nous espérons que le Japon et la République de Corée pourront gérer correctement les questions concernées afin de créer une atmosphère favorable à la réunion.

Q : Vous venez d'annoncer la prochaine visite en Chine du Ministre iranien des Affaires étrangères, M. Zarif. Dans le contexte des tensions actuelles au Moyen-Orient, quels sujets seront abordés lors de sa visite ? Quelles sont vos attentes quant aux discussions ?

R : Le Moyen-Orient sera certainement un sujet à aborder. (Le journaliste a ri.)

La Chine et l'Iran entretiennent une amitié traditionnelle. Depuis l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays il y a 38 ans, les relations sino-iraniennes maintiennent toujours un développement sain et stable. Lors de la visite du Ministre des Affaires étrangères Zarif, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, s'entretiendra avec lui sur les relations bilatérales et les questions internationales et régionales d'intérêt commun, y compris la situation au Moyen-Orient que vous avez évoquée. La Chine est prête à travailler avec l'Iran pour faire progresser notre partenariat stratégique global et pour préserver la paix et la stabilité dans la région du Golfe.

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