Conférence de presse du 22 juillet 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019/07/22

Q : Le Vice-Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Ryabkov a déclaré que les pays signataires du JCPOA tiendraient une autre réunion vers le 28 juillet à Vienne. Pouvez-vous confirmer cela ? La Chine sera-t-elle présente ?

R : La Chine suit toujours de très près l'évolution de la question nucléaire iranienne, reste en étroite communication avec d'autres parties au sujet d'une autre réunion de la Commission mixte du JCPOA et envisage activement d'envoyer une délégation à la réunion.

Comme nous l'avons souligné à maintes reprises, garantir une mise en œuvre intégrale et efficace du JCPOA est à la fois une exigence des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies et le seul moyen réaliste et efficace de résoudre le problème et d'apaiser la tension. Nous espérons que toutes les parties pourront consolider davantage l'élan pour soutenir le JCPOA à travers cette réunion et résoudre les questions liées à la mise en œuvre par le dialogue et la consultation, y compris l'équilibre des droits et des obligations de toutes les parties à l'accord.

Q : Selon le compte officiel WeChat de l'ambassade de Chine en Russie, l'ambassadeur Li Hui quittera son poste en août. Pouvez-vous nous dire si l'Ambassadeur Li occupera un autre poste après son départ de la Russie ?

R : Merci pour votre intérêt pour le compte officiel WeChat de l'ambassade de Chine en Russie. Mais pour le moment, je n'ai aucune information sur les futures fonctions de l'ambassadeur Li.

Q : Dimanche dernier, le nageur chinois Sun Yang a remporté le 400 mètres nage libre aux Championnats du monde de natation en Corée du Sud. Mais le nageur australien arrivé à la deuxième place a refusé de rester sur le podium avec lui, déclarant que Sun Yang était suspecté de dopage. Cela a provoqué beaucoup de controverses en Australie et en Chine. Avez-vous des commentaires à faire à ce sujet ?

R : Au sens propre du terme, ce n'est pas une affaire diplomatique. Premièrement, vous pouvez vous adresser à M. Sun Yang lui-même, qui a répondu à des questions similaires. Deuxièmement, si de tels cas se produisent dans les compétitions sportives, ils doivent être traités conformément aux réglementations des organisations sportives internationales.

Q : Vendredi dernier, lorsque vous avez évoqué la déclaration du Ministre australien des Affaires étrangères sur l'affaire du citoyen australien Yang Jun, vous avez dit que « la partie chinoise a exprimé son vif mécontentement au sujet de la déclaration du Ministre australien des Affaires étrangères et a exhorté la partie australienne à ne pas s'ingérer, sous quelque forme que ce soit, dans le traitement de l'affaire par la partie chinoise conformément à la loi ». Comment évaluez-vous l'état actuel des relations sino-australiennes ? Pensez-vous que les nombreuses questions, y compris celle relative à Huawei, ont tendu les relations entre les deux pays ?

R : Nous avons répété à maintes reprises qu'une relation saine et stable entre la Chine et l'Australie était dans l'intérêt non seulement de la partie chinoise, mais également de la partie australienne. Nous espérons que les personnes concernées de la partie australienne pourront s'en rendre compte, prendre des mesures concrètes et déployer des efforts dans le même sens que la Chine pour promouvoir conjointement un développement sain et stable des relations entre la Chine et l'Australie.

Q : Le porte-parole du Département d'État américain a rendu publique une déclaration le 20 juillet, faisant savoir que les États-Unis étaient préoccupés par des informations selon lesquelles la Chine perturbait les activités pétrolières et gazières en Mer de Chine méridionale, y compris les activités d'exploration et de production pendant une longue période au Viet Nam. La déclaration a cité des remarques du Secrétaire d'État américain Pompeo disant que « la Chine bloque l'exploitation de la Mer de Chine méridionale par des moyens coercitifs ». Le conseiller du président américain à la Sécurité nationale Bolton a tweeté que les comportements coercitifs de la Chine envers ses voisins de l'Asie du Sud-Est menaçaient la paix et la stabilité régionales. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

R : La situation en Mer de Chine méridionale est stable dans son ensemble. Dans le cadre de la mise en œuvre complète et effective de la Déclaration sur la conduite des Parties en Mer de Chine méridionale (DOC), la Chine et les pays de l'ASEAN ont activement favorisé la coopération pragmatique maritime et la tenue de consultations sur un Code de conduite en Mer de Chine méridionale (COC), permettant de préserver la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale. Dans le même temps, la Chine poursuit le dialogue et les consultations avec les parties concernées par la situation en Mer de Chine méridionale et gère activement les conflits en la matière. Ces faits sont au vu et au su de la communauté internationale.

Pendant longtemps, certaines forces non régionales, y compris les États-Unis, ont fait des remarques irresponsables sur la question de la Mer de Chine méridionale, suscitant des troubles et semant la discorde avec de mauvaises intentions. De tels comportements ne feront que perturber la situation en Mer de Chine méridionale et saboter la paix et la stabilité de la région. Je dois souligner que les propos de M. Pompeo et de M. Bolton ont fait fi des faits. Ils calomnient la volonté et les efforts de la Chine et des pays de l'ASEAN visant à préserver la paix et la stabilité et à gérer judicieusement les conflits. Les pays et les peuples de la région ne se laisseront pas duper par eux.

Nous exhortons les États-Unis à mettre fin à ces comportements irresponsables, à respecter les faits et les efforts déployés par la Chine et les pays de l'ASEAN pour régler les différends par le dialogue, et à jouer un rôle positif dans le maintien de la paix et de la stabilité en Mer de Chine méridionale, au lieu de faire l'inverse.

Q : Hier, les résultats des élections au Sénat japonais ont montré que le parti au pouvoir, dirigé par le Premier Ministre Abe, avait obtenu plus de la moitié des sièges et remporté la victoire, mais n'avait pas obtenu les deux tiers des sièges nécessaires à l'amendement de la Constitution. Quels sont les commentaires de la Chine sur les résultats des élections ? Quel impact cette élection aura-t-elle sur les relations sino-japonaises ?

R : Vous posez une question sur l'amendement constitutionnel et les relations sino-japonaises à travers l'élection du Sénat japonais, n'est-ce pas ?

Journaliste : Oui, je suis intéressé par toutes ces questions.

R : Tout d'abord, l'élection du Sénat japonais est une affaire intérieure du Japon. Nous ne faisons pas de commentaires à ce sujet. Ensuite, l'amendement de la Constitution est aussi une affaire intérieure du Japon. Mais pour des raisons historiques, cette question est très suivie par la communauté internationale, en particulier les voisins asiatiques du Japon. Nous espérons que le Japon restera attaché à la voie du développement pacifique et retrouvera la confiance de ses voisins asiatiques et de la communauté internationale par des actions concrètes.

En ce qui concerne les relations sino-japonaises, la Chine et le Japon sont des voisins proches très importants l'un pour l'autre. Lors du sommet du G20 qui vient de se tenir à Osaka, les dirigeants des deux pays ont formulé des remarques positives sur le bon élan d'amélioration des relations entre les deux pays. Selon eux, les deux pays sont entrés dans une nouvelle ère de développement, partagent des intérêts communs et des préoccupations communes grandissants, et de nouvelles opportunités de développement. Les deux parties doivent travailler ensemble pour construire des relations sino-japonaises qui répondent à la demande de la nouvelle ère. Nous espérons que les deux parties pourront faire des efforts concertés à cette fin.

Q : Hier, une attaque a eu lieu à la station de métro Yuen Long à Hong Kong. Et le Parti démocrate-progressiste (DPP) de Taiwan a condamné le gouvernement de Hong Kong, affirmant que des groupes violents de Hong Kong sont sous le contrôle des autorités de Beijing et qu'ils pensent que cet incident attirera l'attention de la communauté internationale. Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ?

R : Le Bureau des Affaires de Hong Kong et de Macao relevant du Conseil des Affaires d'État et le Bureau de liaison du gouvernement populaire dans la Région administrative spéciale de Hong Kong (RASHK) ont réagi à l'incident survenu à Hong Kong hier, représentant les vues du gouvernement central. Le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong y a également réagi et je vous conseille d'y prêter attention.

Je voudrais rappeler que les comportements de certains manifestants radicaux ont dépassé la limite du principe d'« un État, deux systèmes », ce qui est absolument intolérable. Nous soutenons fermement le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong dans la mise en œuvre de toutes les mesures nécessaires conformément à la loi pour garantir la sécurité des institutions du gouvernement central à Hong Kong, préserver la primauté du droit à Hong Kong et punir les criminels. Dans le même temps, j'aimerais réitérer que nous nous opposons fermement à toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures de Hong Kong, et à toute remarque irresponsable au sujet des affaires de Hong Kong.

Q : La Semaine des échanges éducatifs entre la Chine et l'ASEAN se déroulera du 22 au 26 juillet dans la province du Guizhou. Pouvez-vous nous donner plus de détails à ce sujet ?

R : La cérémonie d'ouverture de la 12e Semaine des échanges éducatifs entre la Chine et l'ASEAN a eu lieu ce matin à Guiyang, dans la province du Guizhou. Ayant pour thème « approfondir la coopération pragmatique et partager les résultats du développement », l'événement a réuni, au total, 2 400 invités chinois et étrangers, y compris des officiels des Ministères de l'Éducation de la Chine et des 10 pays de l'ASEAN, des recteurs de célèbres universités, des spécialistes et des chercheurs, des chefs de missions diplomatiques accrédités en Chine, et des représentants de pays partenaires invités non régionaux. La Semaine des échanges éducatifs est la seule plate-forme intergouvernementale destinée à l'éducation entre la Chine et les pays de l'ASEAN, créant des projets phares pour la coopération interuniversitaire, les échanges entre les jeunes et l'enseignement professionnel, et jouant un rôle actif dans la promotion de la coopération éducative entre la Chine et l'ASEAN, de l'amitié entre les populations et des échanges socioculturels.

Diverses activités d'accompagnement seront organisées pendant la Semaine des échanges éducatifs ; vous pouvez contacter le secrétariat du comité d'organisation pour des informations plus précises.

Q : Des médias américains ont récemment déclaré que la Chine et le Cambodge avaient signé un « accord secret » et que la Chine utiliserait une base de la marine cambodgienne. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Autant que je sache, la partie cambodgienne a nié cela. La Chine et le Cambodge sont des voisins liés par une amitié traditionnelle et les deux pays ont mené une coopération dans différents domaines. La coopération entre les deux pays est ouverte, transparente et mutuellement avantageuse, et j'espère que cela ne sera pas surinterprété par les parties concernées.

Q : Vous venez de dire que la partie cambodgienne a nié cela. La Chine le nie-t-elle également ?

R : Comme je viens de le dire, nous espérons que les parties concernées ne surinterpréteront pas la coopération normale entre la Chine et le Cambodge.

Q : Premièrement, CCTV a annoncé hier que des entreprises chinoises s'apprêtaient à acheter un nouveau lot de produits agricoles aux États-Unis. La Chine tient-elle sa promesse d'acheter plus de produits agricoles américains, comme l'exigent les États-Unis ? Avez-vous plus d'informations à ce sujet, par exemple le nombre d'achats ? Deuxièmement, des spécialistes étrangers ont déclaré que des individus vêtus en blanc ont attaqué hier, « sans distinction », des personnes à la station de métro Yuen Long à Hong Kong. Ils ont dit que ce qui s'est passé est un « attentat terroriste », et le Parti démocrate-progressiste de Taiwan a également condamné ce que le gouvernement de Hong Kong a fait. Cet incident a attiré l'attention de la communauté internationale. Quelle est la réaction de la partie chinoise à ce sujet ?

R : En ce qui concerne votre première question, l'agence de presse Xinhua a indiqué dans une information publiée par elle que « le journaliste a appris auprès de la partie concernée » : cette « partie concernée » doit faire référence au département faisant autorité. Le communiqué de presse de l'agence de presse Xinhua est très détaillé et je n'ai aucune autre information à ajouter ici. Si vous vous intéressez aux consultations économiques et commerciales sino-américaines, vous pouvez continuer à y prêter attention. La Chine publiera toutes les informations en temps opportun.

En ce qui concerne la soi-disant « attaque » à Hong Kong dont vous avez parlé, notre attitude est très claire : nous nous opposons à toute violence illégale, le gouvernement central soutient toujours la police de Hong Kong dans le traitement de la situation conformément à la loi. Cette attitude est constante.

Q : Les États-Unis ont annoncé, lors de la deuxième conférence ministérielle sur la « promotion de la liberté religieuse », leur intention de créer l'« Alliance internationale pour la liberté religieuse » avec les pays concernés afin de défendre la liberté de religion. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : La semaine dernière, la Chine a exprimé à plusieurs reprises sa position solennelle envers les États-Unis, qui ont convoqué une conférence ministérielle sur la « promotion de la liberté religieuse » en cherchant à diffamer et à discréditer la politique religieuse de la Chine et sa liberté de croyance religieuse, et à s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine.

Ce que les États-Unis ont fait a suscité une forte opposition du peuple chinois. Une centaine d'intellectuels et de personnalités religieuses du Xinjiang ont adressé une lettre conjointe au Secrétaire d'État américain Mike Pompeo pour exprimer leur vive indignation face à ses remarques irresponsables sur le Xinjiang. Le 19 juillet, l'Association des Bouddhistes de Chine, l'Association des Taoïstes de Chine, l'Association islamique de Chine, l'Association des Catholiques patriotiques de Chine, la Conférence épiscopale de l'Église catholique en Chine et l'Association des Protestants de Chine ont vivement condamné l'accusation américaine contre la politique ethnique et religieuse de la Chine.

En fait, la pratique des États-Unis a suscité l'aversion et l'opposition de nombreux pays, qui ont refusé de participer à la conférence organisée par les États-Unis. Le responsable de la plus grande organisation musulmane d'Indonésie a publiquement appuyé la politique du gouvernement chinois au Xinjiang, estimant que l'accusation de certains pays occidentaux contre la Chine avait un but politique et ne correspondait pas aux faits. Autant que je sache, les ambassadeurs de 37 pays, dont le Pakistan et l'Arabie saoudite, ont adressé une lettre cosignée au Président du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies et à la haute-commissaire aux droits de l'homme, affirmant les progrès accomplis dans le développement des droits de l'homme dans le Xinjiang, la lutte antiterroriste et la déradicalisation. Ces derniers jours, plusieurs pays se sont joints à eux et ont exprimé leur soutien au gouvernement chinois par le biais d'une lettre cosignée.

Quant à la création de l'« Alliance internationale pour la liberté religieuse » par les États-Unis, ce n'est rien de plus qu'un outil permettant aux États-Unis d'imposer leurs propres valeurs et d'intervenir dans les affaires intérieures des autres pays sous prétexte de la « liberté religieuse ». Leur comportement fera sûrement l'objet de l'opposition de la plupart des pays du monde, et sera voué à l'échec.

Nous conseillons aux États-Unis de respecter les faits, de rejeter les préjugés, et de cesser de politiser la question religieuse, de blasphémer la religion, de s'ingérer dans les affaires intérieures des autres pays et de jouer le rôle de soi-disant « police mondiale ».

Q : Pouvez-vous révéler plus de détails sur la visite du prince héritier d'Abou Dhabi en Chine ? La Chine et les Émirats arabes unis ont-ils signé des mémorandums d'entente ?

R : Ce matin, le Président Xi Jinping a eu un entretien avec le prince héritier d'Abou Dhabi, Cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, des Émirats arabes unis, au Grand Palais du Peuple. La partie chinoise a publié un communiqué de presse assez long et détaillé. Je vous conseille de le lire attentivement.

Q : Le « Ministre des Affaires étrangères » de Taiwan, Joseph Wu, pendant son transit à Denver aux États-Unis, a appelé au suffrage universel à Hong Kong. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Tout d'abord, je dois vous corriger. Vous savez bien que nous n'avons jamais reconnu le titre de « Ministre des Affaires étrangères » de l'individu que vous avez mentionné. Veuillez ne pas le répéter la prochaine fois.

Certaines personnes dans l'île de Taiwan tiennent sans arrêt des propos absurdes sur les affaires de Hong Kong, et, comme je l'ai déjà dit lorsque j'ai répondu à la question d'un journaliste de Hong Kong, ce n'est pas une question diplomatique et ce n'est pas à moi de répondre à une telle question.

Je voudrais rappeler à certains individus de Taiwan de cesser de faire valoir leurs droits sur des questions brûlantes et de faire des remarques irresponsables sur les affaires de Hong Kong pour montrer leur présence et attirer l'attention de l'extérieur. De telles astuces sont vouées à l'échec.

En ce qui concerne la question du « transit », la position de la Chine est également très claire : nous nous opposons fermement à tout échange officiel entre les États-Unis et Taiwan sous quelque forme que ce soit. Nous avons déjà déclaré notre position solennelle sur le « transit » des dirigeants de la région de Taiwan aux États-Unis. Je n'entrerai pas dans les détails de cette question ici.

Q : L'ancien responsable des opérations de renseignement et d'information de la flotte américaine du Pacifique, James E. Fanell, a rendu publique, dans des médias américains, une lettre ouverte au Président Trump cosignée par plus de 130 personnes aux États-Unis et dans d'autres pays. Cette lettre critique les politiques intérieures et étrangères de la Chine et soutient la politique de confrontation de l'administration américaine contre la Chine. Quelle est la réaction de la partie chinoise à ce sujet ?

R : Nous avons vu des reportages concernés. La soi-disant lettre ouverte que vous avez mentionnée est pleine de préjugés idéologiques, de la mentalité de la guerre froide et de l'idée de jeu à somme nulle. Elle tente d'inciter au conflit et à la confrontation entre la Chine et les États-Unis, mais une grande partie de ce qui est mentionné dans la lettre ne tient pas debout. En particulier, il faut souligner que nous avons remarqué que les cosignataires de la lettre comprenaient même des membres de la secte « Funlungong », ce qui en soi a porté un coup dur à la crédibilité de la lettre ouverte.

La réaction froide des médias et des autres secteurs de la Chine et des États-Unis a montré que cette lettre ne peut ni représenter l'opinion publique générale de la société américaine, ni affecter la direction que suivront les relations sino-américaines, mais qu'elle finira sûrement par être jetée à la poubelle de l'Histoire.

L'histoire a prouvé et continuera de prouver que susciter la confrontation et les conflits entre la Chine et les États-Unis est un chemin dangereux, tandis que la promotion d'une coopération gagnant-gagnant sino-américaine constitue la bonne voie à suivre. Nous exhortons les personnes américaines concernées à envisager correctement le développement de la Chine et les relations sino-américaines, à cesser de diffamer et d'accuser la Chine, et à faire davantage pour promouvoir le développement des relations bilatérales ainsi que la paix, la stabilité et la prospérité mondiales.

Je profite de cette occasion pour rappeler une fois de plus que la voie du développement de la Chine et ses politiques intérieures et extérieures sont claires et constantes. Cette année marque le 70e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine. Au cours des 70 dernières années, sous la direction du Parti communiste chinois, le peuple chinois s'est engagé sur la voie du socialisme à la chinoise et a apporté une contribution importante à la défense de la paix mondiale, à la promotion de la prospérité mondiale et au maintien de l'ordre international, ce qui est reconnu par la communauté internationale. Nous poursuivrons le développement pacifique, la réforme et l'ouverture ainsi que la coopération gagnant-gagnant, et travaillerons avec la communauté internationale pour promouvoir la construction d'une communauté de destin pour l'humanité.

La coopération entre la Chine et les États-Unis, en tant que deux grandes puissances, profite à chacune des deux parties, et l'affrontement nuit à l'une comme à l'autre partie. La coopération et le dialogue valent mieux que les frictions et la confrontation. Les deux parties partagent de larges intérêts communs et peuvent tout à fait travailler pour une promotion mutuelle, une coopération conjointe et un développement commun. Les deux parties doivent déployer des efforts concertés visant à continuer de promouvoir, suivant le principe et la direction déterminés par les deux Chefs d'État, les relations sino-américaines fondées sur la coordination, la coopération et la stabilité, et pour le mieux-être des deux peuples et des peuples du monde entier.

Q : La partie chinoise a utilisé, chose très rare, les termes « la plus vive indignation et la plus sévère condamnation » dans la déclaration publiée sur l'assaut d'hier à Hong Kong. Le gouvernement central prendra-t-il de nouvelles mesures ?

R : Parlez-vous de la déclaration du Bureau des Affaires de Hong Kong et de Macao relevant du Conseil des Affaires d'État ?

(Journaliste : De la déclaration du RASHK.)

Vous devriez vous adresser au RASHK. Mais je pense que la Chine réagit naturellement suivant l'évolution de la situation. L'ampleur de notre réaction est directement liée à la gravité de la situation. Je viens de souligner que les actes de certains manifestants ont dépassé le principe d'« un État, deux systèmes » et sont absolument intolérables. Le gouvernement central soutiendra fermement le gouvernement de la Région administrative spéciale dans la mise en œuvre de toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des institutions du gouvernement central à Hong Kong, préserver la primauté du droit à Hong Kong et punir les criminels.

Vous avez posé une question sur Hong Kong. En fait, je vous dois une réponse sur une question relative au saury. La semaine dernière, je n'avais pas donné de réponse sur place, mais j'ai dit que nous allions nous renseigner avec tout le sérieux qui s'impose auprès des départements compétents. Êtes-vous toujours intéressé par cette question ?

(Journaliste : Vous pouvez m'indiquer s'il y a du neuf.)

La 5e session annuelle de la Commission des pêches du Pacifique Nord s'est tenue à Tokyo, au Japon, du 16 au 18 juillet 2019. Grâce aux efforts conjoints des membres de la Commission, après des discussions approfondies, la session a révisé et adopté les mesures de conservation et de gestion du saury, introduisant le système du total admissible des captures (TAC), ce qui a jeté une base favorable à la coordination de la conservation scientifique et du développement durable à long terme des ressources du saury dans les hautes mers du Pacifique Nord et les zones économiques exclusives. La session a également examiné et adopté d'autres mesures de conservation et de gestion, des budgets financiers et d'autres questions.

La délégation chinoise a activement participé aux négociations au cours de la session et a renforcé la communication et les consultations avec les différentes parties, apportant sa contribution à l'aboutissement des résultats positifs de la session. En tant que grand pays de pêche responsable, la Chine est disposée à renforcer la communication et la coopération avec tous les membres de la Commission pour favoriser ensemble la conservation scientifique et l'utilisation durable à long terme des ressources halieutiques du Pacifique Nord.

Journaliste : J'ai encore une question.

R : Pas sur la baleine, j'espère ! (Le journaliste rit.)

Q : Selon certaines informations, la porte-parole de votre Ministère Hua Chunying a été nommée directrice du Département de l'Information. Il semble que c'est la première fois qu'une femme occupe ce poste, est-ce vrai ? Quel est le commentaire de votre Ministère à ce sujet ?

R : Nous nous prononçons toujours pour l'égalité entre hommes et femmes. Les hommes aussi bien que les femmes peuvent assumer le poste de porte-parole, il en est de même pour le poste de directeur ou de directrice du Département de l'Information.

Quant à savoir si c'est la première fois qu'une femme occupe le poste de directrice du Département de l'Information, je pense qu'il y en a déjà eu il y a longtemps.

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